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La taille d’hiver et ses plaisirs

Quelques clés simples pour tailler sereinement et mieux comprendre vos arbres : prendre son temps, connaître ses arbustes, bien s’équiper, se former un peu.

Écouter la chronique de JDo Loiseau.

(Ces chroniques sont diffusées chaque semaine sur les radios D4B et Pigouille Radio)

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Image catégorie podcast Jardinage et bouts de ficelle représentant un personnage avec un secateur, des outils et des plantes

Transcription

Janvier est la pleine saison pour la taille d’hiver. Pour tailler, et prendre plaisir à le faire je partage aujourd’hui deux ou trois choses que je sais !
 
Comprenons-nous bien : je ne suis ni jardinier ni tailleur professionnel et n’ai pas prétention à l’être ! 
 
Mais j’ai changé d’état : j’étais un jardinier stressé à l’idée même de tailler, préférant confier à une entreprise cette action, pressé d’en finir.
Je revois encore l’inquiétude dans les yeux de mon épouse quand elle me voyait harnaché de sécateur taille-haie tronçonneuse et autres coupes-branches débarquant dans le jardin ! Son regard demandait « qu’est-ce que tu vas faire encore comme bêtises ? » Sa voix elle, je ne suis pas certain qu’elle utilisait le terme de bêtises !
 
Je me suis posé ! La taille je veux la faire, et la faire bien, tranquillement, doucement, alors j’en prends le temps et les moyens.
Il m’a fallu réunir 3 ou 4 conditions que je vous propose ici !
 
La première condition : avoir le temps de prendre son temps !
 
Laisser les contraintes, pratiquer la lenteur, se donner le temps du plaisir !
C’est un luxe. Passer du temps auprès de chaque arbre est profitable sinon à l’arbre au moins au jardinier. Le plaisir de faire est essentiel et « ce qui mérite d’être fait mérite d’être bien fait » disait Papi Michel !
 
Cette première condition de mise en état d’esprit pose :
a) que je ne m’adresse pas à des tailleurs professionnels dont les contraintes, différentes des miennes, ne m’échappent pas, non plus que ne m’échappe la différence entre leurs compétences techniques et mes limites ;
b)  je ne m’attaque pas à une haie kilométrique de lauriers palmes ou de cupressus dont l’intérêt, lui, m’échappe encore !
 
La deuxième condition : connaitre l’arbre, l’arbuste que l’on va tailler :
 
Nommer, que cela soit des arbres, des fleurs, ou des gens, c’est déjà connaitre et reconnaitre un peu ! On ne taille pas le lilas comme le forsythia ! Apprendre l’arbuste que l’on taille, le port qu’il peut avoir, sa période de floraison ou de fructification, c’est déjà progresser.
Prendre le temps d’apprendre, le plaisir commence avant la taille, merci internet ! Repérer quelques sites, livres fiables permettant de se repérer facilement en sécurité.
 
La troisième condition : disposer d’un matériel adéquat bien entretenu et en bon état,
 
Personnellement il se réduit à 3 ou 4 outils : 1 sécateur Bahco, bon marché,  facile à nettoyer, à entretenir ; un ébrancheur, sorte de gros sécateur avec les mêmes caractéristiques ; une petite scie à lame courbée. Seul le taille-haie est encore motorisé !
L’abandon de la motorisation résulte de 3 objectifs :
 
Réduire les coûts : les engins manuels coûtent moins chers, je peux en acquérir de bonne qualité. J’aurai à cœur ensuite de bien les entretenir.
Aider à la lenteur : si je fais à la main, je vais moins vite, je prends le temps de voir et d’apprécier ce que je fais.
Faire travailler le corps du jardinier, les mains,les bras,les épaules. Quelques copains « arthrosés » comprendront ce que je signifie par là.
 
L’outil principal, le sécateur, est affuté avec une petite pierre à aiguiser. C’est le plus simple, resserré si besoin mais pas trop. Il doit s’ouvrir à nouveau, naturellement après la coupe. Il est nettoyé à l’alcool à brûler à chaque fois que l’on change de plante pour éviter la transmission de maladies ou champignons
 
 
La quatrième condition : prendre le temps de se former et d’apprendre
 
Bien sûr, il y a les livres, j’en connais quelques-uns de très intéressants et j’aime autant les livres que le jardinage lui-même. Bien sûr, il y a YouTube, mais le meilleur moyen c’est de sortir de son jardin, se confronter aux gens qui savent faire !
 
La Sté d’horticulture anime des ateliers :
le samedi 20 janvier sur la taille des fruitiers,14h à Niort à la ferme de Checy,
le samedi 17 février 14h à Niort toujours Quai Métayer cette fois,
le samedi 23 mars 14 h … quai Métayer la taille des arbustes !
Et il y a d’autres dates et d’autres organismes qui font ce genre d’ateliers. Je pense à l’association des croqueurs de pommes et d’autres encore. Cherchez les dates sur leurs sites !
 
Apportez votre sécateur, vous écouterez, vous entendrez des intervenants qui sont ou étaient des professionnels de la taille, et vous couperez aussi si le cœur vous en dit !
Mais n’attendez pas de recettes, venez pour apprendre avec envie et bienveillance ! Et il faudra revenir plusieurs fois !
 
Allez, à vos sécateurs mais avec discernement : la semaine prochaine, j’ai encore quelques préconisations, propositions à faire concernant la taille !

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